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Comment surmonter la perte d’un animal

Le chagrin causé par la perte d’un animal est réel et légitime. Ce guide propose des conseils bienveillants pour vous accompagner dans l’une des expériences les plus difficiles de la vie.

Par , FounderRelu par Piero Nanni, FounderPublié · Mis à jour

Votre chagrin est légitime

Perdre un animal peut être aussi dévastateur que perdre un proche. Nos animaux sont nos compagnons du quotidien : ils nous accueillent à la porte, nous réconfortent quand nous allons mal et partagent nos moments les plus heureux. Quand ils s’en vont, il est naturel de ressentir un vide immense.

Ne laissez personne minimiser ce que vous ressentez. Le lien que vous partagiez avec votre animal était unique et irremplaçable. Autorisez-vous à faire votre deuil pleinement et à votre rythme.

Comprendre le deuil d’un animal

Le deuil d’un animal suit souvent des étapes semblables à celles des autres deuils. Vous pouvez traverser :

Déni et choc

Il peut être difficile d’accepter que votre animal soit parti. Vous vous surprendrez peut-être à tendre l’oreille ou à vous attendre à le voir à sa place préférée.

Colère et culpabilité

Vous remettrez peut-être en question vos décisions concernant ses soins. Rappelez-vous : vous lui avez offert une vie pleine d’amour, et c’est ce qui compte le plus.

Tristesse et manque

Une tristesse profonde est naturelle. Les habitudes quotidiennes peuvent sembler vides sans votre compagnon. Laissez-vous ressentir ces émotions.

Acceptation et apaisement

Avec le temps, la douleur vive s’adoucit en une peine plus douce. Vous commencerez à sourire aux souvenirs plutôt qu’à pleurer. Aller mieux ne veut pas dire oublier.

Des façons saines de traverser cela

Écrire à son sujet

Tenir un journal ou écrire une lettre à votre animal peut être une façon puissante de démêler vos émotions et de préserver vos souvenirs.

Créer un mémorial

Construire un mémorial permet de transformer le chagrin en quelque chose de beau. Ajoutez des photos, des histoires et des moments de vie pour honorer son existence.

En parler

Partagez ce que vous ressentez avec des proches ou des groupes de soutien qui comprennent le deuil animalier. Vous n’êtes pas seul.

Prendre soin de vous

Le deuil épuise. Veillez à manger, à dormir et à vous accorder de l’indulgence pendant cette période difficile.

Aider les enfants à traverser cela

Pour beaucoup d’enfants, perdre un animal est la première rencontre avec la mort. Soyez honnête et adaptez vos explications à leur âge. Encouragez-les à exprimer ce qu’ils ressentent en dessinant, en écrivant ou en parlant. Associer les enfants à la création d’un mémorial les aide à démêler leurs émotions et à comprendre qu’il est normal d’avoir de la peine.

Quand demander de l’aide

Si votre chagrin vous submerge ou perturbe durablement votre quotidien, n’hésitez pas à consulter un professionnel. Un thérapeute spécialisé dans l’accompagnement du deuil peut être d’un grand soutien.

Ressources de soutien

Ligne d’écoute deuil animalier : 1-800-PET-LOSS

Ligne d’écoute ASPCA : (877) 474-3310

Ligne de crise par SMS : Envoyez HOME au 741741

Pourquoi le deuil d’un animal est plus dur qu’on ne l’imagine

Ce qui prend la plupart des gens au dépourvu n’est pas l’intensité mais l’isolement. Un deuil humain s’accompagne de toute une machinerie : un congé, des obsèques, des gens qui appellent, une période socialement admise pendant laquelle on a le droit d’aller mal. La perte d’un animal ne s’accompagne presque de rien de tout cela, et l’écart entre la douleur ressentie et le peu de reconnaissance du monde alentour est ce qui désoriente autant.

Les chercheurs parlent de deuil non reconnu : une perte que la société n’admet pas pleinement, si bien que celui qui la porte n’a pas la permission de la montrer. C’est pour cela que tant de gens racontent avoir pleuré dans leur voiture avant d’entrer au bureau, ou avoir prétexté une grippe auprès d’un collègue. Le chagrin n’est pas disproportionné. C’est la permission qui manque.

Il y a aussi une raison très concrète à cette morsure. Un animal est tissé dans la forme d’une journée ordinaire comme peu d’humains le sont : la promenade à la même heure, la gamelle près de la porte, l’animal sur le canapé pendant que vous travaillez. On ne le perd pas une fois. On le perd de nouveau à chaque heure du jour qui le contenait, et c’est pourquoi les deuxième et troisième semaines sont souvent pires que la première.

La culpabilité qui suit presque tout le monde

La culpabilité après la mort d’un animal est quasi universelle, et elle prend des formes prévisibles : avoir manqué un symptôme, avoir trop attendu, ne pas avoir assez attendu, ne pas avoir été là au moment venu, avoir été soulagé. Chacune d’elles est assez fréquente pour n’avoir rien d’exceptionnel, et le savoir aide davantage que de s’entendre dire de ne pas la ressentir.

Il est utile de distinguer deux choses. Il y a ce que vous saviez sur le moment, et il y a ce que vous savez aujourd’hui. Le recul assemble un récit net à partir de signaux épars qui étaient réellement ambigus quand ils se produisaient — un appétit un peu moindre, une journée de raideur, une mauvaise nuit. Vous n’avez pas ignoré un signe évident. Vous avez vu ce qui était visible d’où vous vous teniez.

Le soulagement mérite d’être dit à voix haute, car on le porte souvent en silence. Si les derniers mois ont été durs, être soulagé qu’ils s’achèvent n’est pas une trahison ; c’est ce que l’on ressent quand une peur prolongée prend fin, et cela coexiste avec l’amour plutôt que de le remplacer.

Si la culpabilité s’est figée en boucle — la même scène, la même nuit, encore et encore, des mois plus tard —, c’est en général le moment où il faut quelqu’un d’autre dans la pièce. Cela relève d’un accompagnement au deuil, pas de la volonté.

Ce qui aide vraiment le premier mois

Modifiez la routine délibérément plutôt que de la laisser vous prendre en embuscade. Si la promenade de sept heures est insupportable, allez ailleurs à sept heures, et allez-y accompagné. Laisser la gamelle en place un moment est très bien ; la ranger dès le premier jour aussi. Les deux sont fréquents et aucun ne préjuge de la suite du deuil.

Faites une chose concrète avec cette perte plutôt que de seulement l’habiter. Imprimez les photographies. Écrivez l’histoire tant que vous vous souvenez des petits détails, car ils s’effacent plus vite qu’on ne le croit : le bruit qu’il faisait en montant l’escalier, sa façon de s’asseoir, l’endroit exact au soleil. Les gens disent régulièrement que la trace laissée le premier mois est devenue ce dont ils étaient le plus reconnaissants un an plus tard.

Le sommeil, l’alimentation et la lumière du jour ne sont pas des conseils anodins. Le deuil épuise physiquement, et les pires heures sont le plus souvent la nuit. Si vous ne dormez plus du tout après quelques semaines, cela vaut la peine d’en parler à un médecin, et c’est une chose tout à fait normale à évoquer.

Faites attention au moment où vous accueillez un nouvel animal. Il n’existe pas de bon délai — certains ont besoin que la maison cesse d’être silencieuse en quelques jours, d’autres ont besoin d’un an —, mais choisir vite sous la pression des autres tourne rarement bien. Prenez un nouvel animal parce que vous voulez cet animal-là, pas pour combler un vide.

Combien de temps cela dure

Il n’y a pas de calendrier, et quiconque vous en donne un devine. Ce que décrivent la plupart des gens n’est pas une décrue régulière mais un changement d’espacement : les mauvaises heures cessent d’être continues, puis deviennent quotidiennes, puis occasionnelles, puis surgissent de nulle part un jour anniversaire ou devant un rayon de supermarché où sa nourriture est encore en vente.

Le but n’est pas d’arrêter de lui manquer. C’est que ce manque cesse d’être une urgence. Ce basculement passe généralement inaperçu, et on le date après coup à partir de quelque chose d’ordinaire — une promenade appréciée, une photo qui a fait rire avant de faire pleurer.

Si, après plusieurs mois, rien n’a bougé du tout, ou si vous ne parvenez plus à travailler, manger ou dormir, ce n’est pas un manque d’effort. C’est le signal qu’il faut demander de l’aide, et une aide existe précisément pour cela.

Honorez sa mémoire

Créer un mémorial est une belle façon de célébrer la vie de votre animal et de trouver du réconfort dans le deuil. Partagez son histoire avec le monde.